Des épigrammes face à la méchanceté des Hommes. Des réflexions pour s’ériger en sage. Marc Aurèle est un philosophe stoïcien qui m’a profondément marqué par sa sagesse, par l’importance qu’il donne à la raison et par la façon dont il situe l’homme comme faisant corps avec tout l’univers.

“Tout ce qui paraît au-dessus de tes forces n’est pas forcément impossible ; mais tout ce qui est possible à l’homme ne peut être au-dessus de tes forces.”

Ce livre porte un regard unique sur la créativité qui a bouleversé ma perception et grandement amélioré ma productivité. La traduction française étant très mauvaise, je ne peux que vous recommander de lire l’original.

“If you find yourself asking yourself, « Am I really a writer? Am I really an artist? » chances are you are. The counterfeit innovator is wildly self-confident. The real one is scared to death.”

Référence du roman d’anticipation et de la dystopie, cet ouvrage m’a impressionné par sa clairvoyance. Ce livre était un avertissement, il est devenu un guide de notre société moderne. Big Brother est partout et sommes-nous vraiment libre ?

« Ils ne se révolteront que lorsqu’ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu’après s’être révoltés. »

J’ai été sidéré par le raffinement extrême de la narration, empreint de philosophie et de poésie. Une oeuvre à part, fondatrice de la littérature japonaise.

« Sans profondeur est
selon l’usage la teinte
de mes vêtements
mais de ma manche les larmes
font un abîme sans fond »

Ce livre très populaire aux Etats-Unis mériterait d’être traduit en Français. Il est une excellente introduction au stoïcisme et il donne de nombreux systèmes d’approches pour s’aider soi-même à transformer des obstacles en avantages.

“Wherever we are, whatever we’re doing and herever we are going, we owe it to ourselves, to our art, to the world to do it well.”

Roman emblématique de la littérature française, il est pour moi un véritable monument de la monstruosité et de la splendeur humaine.
Ce livre est l’âme de la France.

« Les fautes des femmes, des enfants, des serviteurs, des faibles, des indigents et des ignorants sont la faute des maris, des pères,  des maîtres, des forts, des riches et des savants. »

La lecture de son journal intime me fut laborieuse mais Anne Frank n’avait que 13 ans lorsqu’elle démarra son carnet et sans la moindre intention de remporter le prix Pulitzer. Ses propos insipides et sa candeur n’ont de cesse de rappeler son jeune âge et son innocence. Survient alors la dernière page de l’ouvrage, sans crier gare. La réalité m’a violemment frappé et j’ai soudainement pris conscience que cette enfant était morte. Tout le monde devrait lire ce livre, par respect pour l’humanité, par amour pour la vie.

Ce livre a une emprise prodigieuse sur mon âme depuis que je suis enfant. Sa poésie sombre et voluptueuse m’a rendu amoureux des mots… et d’une charogne.

« Les jambes en l’air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d’exhalaisons
[…]
Les formes s’effaçaient et n’étaient plus qu’un rêve,

Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l’artiste achève
Seulement par le souvenir. »

Brillant mais parfois fou, le livre est une provocation éclatante sur l’entreprenariat. Je pense que Peter Thiel est plus un businessman qu’un grand penseur, mais l’argent étant une dimension indispensable à toute entreprise, cette lecture en vaut la peine.

“All failed companies are the same:
they failed to escape competition.”

Amusant et plein d’idées, Contagious étudie le phénomène de la viralité et enseigne les fondamentaux pour parvenir à le reproduire. J’apprécie particulièrement que ce livre diminue l’importance des leaders d’opinion dans la génération des buzz et qu’il revient même à des leviers beaucoup plus terre à terre.

“People don’t think in terms of information. They think in terms of narratives. But while people focus on the story itself, information comes along for the ride.”

Le témoignage de Daniel Tammet, atteint du syndrome d’Asperger, a bouleversé le regard que je portais sur moi-même et m’a considérablement aidé à ne pas voir mes différences comme des critères d’exclusion. Je n’aurais jamais eu le courage de m’affirmer, de créer mon entreprise et de prouver que tous les chemins étaient possibles si je ne m’étais pas autant identifié à ses expériences et s’il ne m’avait pas ouvert la voie. Un immense merci.

« Elle me dit que le ticket-repas ne comprenait pas le doughnut et qu’il me faudrait payer un supplément. Je ne m’étais pas attendu à cela, je rougis et devins très anxieux, sentant que j’étais sur le point d’éclater en sanglots à tout moment. »

Rarement un livre m’a autant ému.
Un monde gris, cendré, sans oiseaux.
Des hommes affamés, barbares, cannibales.
Un père, un fils, une route.

« He walked out in the gray light and stood and he saw for a brief moment the absolute truth of the world. The cold relentless circling of the intestate earth. Darkness implacable. The blind dogs of the sun in their running. The crushing black vacuum of the universe. And somewhere two hunted animals trembling like ground-foxes in their cover. Borrowed time and borrowed world and borrowed eyes with which to sorrow it. »

Cet ouvrage sur l’évolution est prodigieux, il rend la biologie aussi passionnante qu’un roman de science-fiction. Parfaitement vulgarisé, le propos n’en est pas moins scientifique, précis et surtout admirablement construit.

“Let us try to teach generosity and altruism, because we are born selfish. Let us understand what our own selfish genes are up to, because we may then at least have the chance to upset their designs, something that no other species has ever aspired to do.”

Ce livre est un salut à l’enfance et à l’innocence. Deux magnifiques choses que nous étions tous, et que j’espère nous portons toujours. Le Petit Prince recèle de vérités simples mais grandioses.

« Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde. »

Le style de Marcel Proust est absolument hypnotique et parvient, comme une énigme, à faire vivre des souvenirs fragmentés et des sensations profondes. Je privilégie souvent la raison à l’émotion mais ce livre m’a aussi convaincu de la supériorité des sentiments.

« Quand un esprit est porté au rêve, il ne faut pas l’en tenir écarté, le lui rationner. Si un peu de rêve est dangereux, ce qui en guérit, ce n’est pas moins de rêve, mais plus de rêve, mais tout le rêve. Il importe qu’on connaisse entièrement ses rêves pour n’en plus souffrir. »

Barjavel décrit avec clairvoyance le Paris de 2052 : les gens absolument dépendants à la technologie, la société érigé sur le culte de l’apparence, la fin du moindre effort. Puis survient la disparition de l’électricité et la dévastation de la France.

« Ils ont nommé cela le Progrès. C’est un progrès accéléré vers la mort. Ils emploient pendant quelques temps ces forces pour construire, puis un beau jour, parce que les hommes sont des hommes, c’est-à-dire des êtres chez qui le mal domine le bien, parce que le progrès moral de ces hommes est loin d’avoir été aussi rapide que le progrès de leur science, ils tournent celle-ci vers la destruction. »

Ce livre donne l’impression qu’il a été écrit aujourd’hui… Alors qu’Aldous Huxley l’a publié en 1932. Il soulève les grandes questions du XXe et XXIe siècle et offre une formidable base de réflexion pour notre futur. Le bonheur est ambigu.

« Mais je n’en veux pas, du confort. Je veux Dieu, je veux de la poésie, je veux du danger véritable, je veux de la liberté, je veux de la bonté. Je veux du péché. »

Ce roman exerce sur moi une fascination telle qu’il m’est impossible de le décrire correctement. Chaque personnage, chaque mot, chaque rêve, chaque drame, chaque mort, chaque sentiment tisse une intrigue immense dont on ne peut imaginer les ramifications. Un chef-d’oeuvre.

« Le secret d’une bonne vieillesse n’était rien d’autre que la conclusion d’un pacte honorable avec la solitude »